L’anesthésie générale permet de plonger le patient dans un sommeil artificiel sous le contrôle d’un anesthésiste, au bloc opératoire d’une clinique chirurgicale. La sédation est obtenue grâce à des médicaments injectés par voie intraveineuse, juste avant et pendant l’intervention.
L’injection de ces médicaments par le médecin anesthésiste induit une perte de conscience totale. Le patient n’a aucune perception des soins qui lui sont prodigués, ni de l’écoulement du temps, ni de la douleur.
Avantages
- Le confort est total pour le patient, qui ne ressent aucune douleur et n’entend aucun bruit.
- Les suites opératoires immédiates (douleurs, petits saignements éventuels…) sont prises en charge par le personnel soignant, puisque le patient reste sous surveillance pendant plusieurs heures avant de quitter la clinique. Cela peut rassurer les personnes anxieuses qui redoutent de se retrouver « livrées à elles-mêmes » après une intervention sous anesthésie locale.
Inconvénients
- La procédure est plus contraignante : le patient passe la journée à la clinique (l’intervention est réalisée en ambulatoire, avec une entrée à 7h du matin à la Polyclinique du Pays de la Rance et une sortie généralement à partir de 17h). Le patient ne passe donc pas la nuit à la clinique.
- L’anesthésie générale comporte un risque, bien que très faible chez un patient en bonne santé et pour une durée d’endormissement limitée à une vingtaine de minutes.
Dans quels cas ?
- Pour des actes très techniques nécessitant une immobilité complète.
- Pour des interventions longues chez les grands enfants ou jeunes adolescents.
- Pour des soins classiques chez des patients très angoissés.
Pour qui ?
L’anesthésie générale est privilégiée pour les patients anxieux ou qui doutent de leur capacité à supporter une intervention sous anesthésie locale. Cette dernière peut en effet devenir une épreuve si le patient a surestimé sa tolérance au moment du choix du type d’anesthésie.
L’indication est posée par le chirurgien oral après avoir constaté l’impossibilité de réaliser les soins sous anesthésie locale au cabinet dentaire. La faisabilité est ensuite confirmée par un anesthésiste, en fonction des antécédents médicaux du patient.